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mardi 18 octobre 2011

Mais où sont passés les mâles ?

J'étais impatient de remonter dans le Mercantour pour voir si, en cette fin septembre, les mâles avaient enfin, après un long été de vagabondage célibataire, retrouvé le chemin de la harde. J'avais donc sauté dans un avion , salué de loin mes Alpes du nord natales ,


.... survolé le Vercors et le Grand Veymont

Le Mont Aiguille, c'est ce chicot au centre de la photo.
Grenoble, au fond, sous son manteau de brume.

...dédaigné Cannes envahi par les les hordes de touristes débarqués des bateaux de croisière,


...évoqué le souvenir des moines qui se sont installés vers l'an 400 sur l'ile Saint Honorat,

Au vu de l'ordonnancement de son petit territoire, on comprend ce qu'est une règle cistercienne.

.... surveillé, comme à chaque passage, l'évolution de ce domaine du Cap d'Antibes, dont j'ignore l'origine et le propriétaire actuel,


La piscine sur le toit est une création du nouveau  propriétaire.
Il me semble que le jardin a été restauré.

....admiré le vieil Antibes, si paisible vu d'en haut,


.... jeté un dernier regard, sans regret, vers le spectacle, malgré tout magnifique, de la mère, pour moi, de toutes les mers, la Méditerranée.


.... sans regret, quand j'imagine les tonnes de polluants qu'y déversent des engins bruyants, capables tout juste d'y faire des ronds dans l'eau ou le sempiternel trajet jusqu'à Saint Tropez et retour, après bouf et beuveries.


... et le lendemain, me voici en Mercantour, dans un lieu où je suis sûr de ne pas rencontrer d'humains cliquetant de leurs bâtons ferrés, mais des chamois en pagaille, silencieux et beaux.



Mais, peut-on vraiment prévoir ces rencontres qui tirent aussi leur charme du hasard ? Ma courte expérience m'apprend que cela ne se passe jamais comme prévu. L'attente est généralement déçue ; en revanche, une surprise se ménage souvent au coeur même de la déception.

Pourtant, je râle un peu en constatant que le petit vallon où j'ai vu si souvent des chamois est totalement désert. Aurais-je sué, et Dieu sait si j'ai transpiré dans cette montée, pour rien ? C'est là que cet hiver, j'ai photographié et filmé ces 2 mâles qui m'ont offert, pendant une demi-heure, leur curieuse parade.

Peut-on imaginer , quand on est chamois, plus divine prairie ? 



Il est vrai que, si je compare ce 30 septembre avec les photos prises l'année précédente à la même période, l'été ne veut pas finir et l'automne se fait attendre. Seuls quelques mélèzes commencent à jaunir au dessus de 2000m. Les chamois sont-ils restés dans leurs territoires d'altitude pour échapper à la chaleur de cet canicule qui n'en finit pas ?

J'en viens même à m'intéresser aux criquets, histoire de ne pas rentrer bredouille, comme un chasseur qui remplit sa gibecière de champignons et de châtaignes, faute de gibier.


Il y a 2 ans, je m'étais émerveillé devant la splendeur des myrtilliers devenus cramoisis, au point de me demander si je ne préférais pas ces bouquets de feuilles rouges  aux fleurs pourpres des rhododendrons. Aujourd'hui, seules quelques touffes annoncent le spectacle à venir.



Je continue de monter. Deux petits ressauts me dissimulent le paysage. Je les gravis l'un après l'autre, l'espoir déçu à chaque arrivée. Pour une fois que mon projet était de trouver des chamois et non de simplement me balader, pour une fois que je refaisais un trajet arpenté de nombreuses fois au lieu de partir à l'aventure, en sacrifiant mon goût de la nouveauté à la certitude d'en voir ! Il serait dit que je devais être désappointé pour me punir d'avoir confondu le Mercantour avec un parc animalier où le prix payé à l'entrée vous garantit une nature prévisible et domestiquée.

Il était 2 heures passées, j'avais faim. J'allais poser mon sac pour me consoler de mon maigre pique-nique, quand je me sentis observé. Je levais la tête. Ils étaient là m'observant sans doute depuis un moment. Nom d'une pipe, comment avais-je pu ne pas les voir ? Ils étaient une petite dizaine, beaucoup de jeunes et des mères.




Pour une fois, la lumière était superbe, les chamois se détachaient en contre-jour sur le fond sombre de la falaise qui s'estompait déjà dans l'ombre. Cela valait bien toutes les attentes. Je n'avais plus faim.

Je les avais surpris autant qu'ils me surprenaient, c'est pourquoi ils étaient si proches : quand on est débusqué de loin, les femelles ne laissent pas l'importun s'approcher de leurs petits. Seuls les mâles aiment faire les malins en vous défiant du geste et du regard.

Il y avait sûrement longtemps qu'ils n'avaient vu d'humains. Ils n'avaient pas l'habitude d'être perpétuellement bousculés par la noria des marcheurs, toujours si nombreux sur les mêmes itinéraires. Les femelles organisaient un lent repli, sans panique.  Une partie d'entre elles prend la tête de la colonne pour guider les petits..



Ce sont des petits de l'année, on ne perçoit que le renflement de leurs cornes à venir. Ils ont à peine 6 mois. Encore 6 mois et ils devront laisser la place à leur petit frère ou soeur. Profitez bien de ce moment de paix !

D'autres mères restent en arrière pour me surveiller et contrôler les arrières de la retraite.



L'une d'entre elles se rapproche même de moi, en redescendant un peu. Obéit-elle à une nécessité tactique ? Je crois plutôt qu'elle estime qu'il faut joindre l'utile à l'agréable. On doit faire le guet  mais pourquoi ne pas mettre à profit l'immobilité exigée pour brouter un peu d'herbe. Et comme la pente ne leur fait pas peur...



A trois, elles forment ainsi un dispositif d'arrière-garde impressionnant d'efficacité. 


J'ai une bonne raison de m'intéresser à celle du bas : elle va devoir ou bien sauter ou bien escalader la paroi pour quitter son perchoir. Voilà une occasion rêvée pour tenter de réussir un cliché en mouvement qu'il est si rare de pouvoir prévoir. Cette fois-ci, je suis à peu près sûr que mon attente ne sera pas vaine. Alors j'attends.

Mon appareil autorise des rafales assez rapides mais je n'ai jamais réussi de bons instantanés en me contentant de laisser mon doigt sur le déclencheur, en m'en remettant à la dextérité de la machine. Souvent on ne peut faire autrement car tout va trop vite. Là, je sais qu'avec un peu de chance, je peux réussir  à condition d'appuyer dès que je sentirai que mon chamois va bouger. 

L'expression "dès que je sentirai que mon chamois va bouger" est imprécise. Je ne dois rien sentir. Si j'attends de  voir les muscles du chamois se bander, si j'attends de prendre conscience que le saut  est en train de s'amorcer, ce sera trop tard. Je dois faire confiance à un autre automatisme, pas celui de l'appareil mais celui de la machine que j'habite et qui souvent me déçoit pas ses ratés ou ses maladies mais qui peut aussi réussir ce que je suis bien incapable d'obtenir avec cette conscience  dont je suis pourtant si fier puisqu'elle moi.

 Il faut donc s'absenter de soi-même, se retirer sur la pointe des pieds, faire le vide en soi pour permettre ce court-circuit entre l'oeil et la main que la conscience perturberait. L'attention devient flottante, l'oeil vague, et ça marche, alors que l'acuité du regard, la concentration appliquée feraient tout capoter.


Un dernier regard vers moi pour s'assurer que je ne présente aucun danger. Elle sait que quand on saute, quand on court, on ne peut plus prendre des décisions sensées. Il faut réfléchir avant de se lancer ; après c'est trop tard. La vitesse accroît la panique et les chamois le savent, la peur est mauvaise conseillère.


 Armement du saut...


...détente


Image identique à celle qui précède, légèrement recadrée.
J'aurais dû déclencher une fraction de seconde plus tard : un des sabots touche encore le sol.

...réception


....dégagement

Dommage que le saut se soit déroulé dans l'ombre et non dans cette jolie lumière.

Vous pensez sans doute que j'en ai trop fait pour expliquer ma prise de vue. N'ai-je pas voulu simplement différer la production de cette photo pour la mettre en valeur au delà de ce qu'elle mérite ? c'est vrai que j'en suis plutôt content, notamment parce que ma bestiole était suffisamment près pour qu'un recadrage ne soit pas indispensable. 

En fait, j'ai saisi cette occasion pour parler d'un ensemble de rêveries, plus que de réflexions, auxquelles je suis de plus en plus sensibles et qui me troublent. Je ne suis pas obsédé par la mort et je compte bien vivre encore longtemps. mais, c'est vrai, la retraite, l'objectivité cruelle des chiffres de l'âge, la disparition de ses contemporains voire de plus jeunes, font émerger le thème à la conscience plus qu'autrefois.

Cette expérience qui s'incarne dans la prise de vue en automatique, nous la vivons dans d'autres circonstances. Quand j'aborde en moto une intersection ou pire, la place de l'Etoile, je me mets dans le même état de disponibilité vague pour percevoir et parer, automatiquement, un éventuel danger.

Je remets ma vie à ce corps qui est à la fois moi-même et autre que moi.  Dans cette distance, j'essaie de penser ou plutôt d’expérimenter cette proximité, qui est la vie, et cette séparation, qui est la mort, proximité qui n'est pas identité, séparation qui n'est jamais rupture. 

En un mot, j'essaie d'approcher de manière que je sais à jamais asymptotique, ce mystère de la mort, qui est aussi le mystère de la vie, cette conscience qui habite un corps et qui n'existe pas sans lui, comme ce cerveau qui n'est qu’un vulgaire organe, que je sais situé dans ma boîte crânienne, mais qui est aussi moi-même, ce moi qui dit je.

Je me rappelle qu'il était de bon ton de se moquer de Charcot et de ce que l'on voulait faire passer pour un matérialisme vulgaire, en rapportant la phrase qu'il aurait prononcée : " Je n'ai jamais trouvé l'âme sous mon scalpel" (Voulant vérifier mon souvenir sur Internet, j'ai vu qu'on imputait cette formule à Broussais, Cabanis, Claude Bernard,etc...).Cet aphorisme me semble plus profond que l'interprétation qu'en donnent les spiritualistes. Charcot (je reste à lui !) ne veut pas démontrer que l'âme n'existe pas puisqu'on ne la trouve pas en disséquant le cerveau. Cette démonstration n'est pas nécessaire : L'âme n'existe pas, au sens d'une réalité tangible, que l'on croit ou non à l'immortalité de l'âme. Pour moi, cl'âme n'est qu'un mot, l'hypostase imaginée de notre conscience ;  pour d'autres, croyants, elle a une réalité surnaturelle et aucun bistouri n'y peut rien. 

La question, ainsi envisagée, n'a pas de sens. En revanche, je comprends Charcot d'une autre manière : comment ne pas s'émerveiller de cette conscience qui n'existe pas sans cerveau et qui ne s'y réduit pas, de ce corps qui est moi et n'est pas tout à fait moi, bien que, sans lui, je ne sois plus rien.

Bon, j'arrête mes élucubrations qu'une jolie femelle de chamois a suscité (nos ayatollahs qui féminisent jusqu'au ridicule les fonctions professionnelles n'ont pas encore trouvé de mot pour ces belles).

Voici, un peu plus loin, une autre jolie femelle. Je ne me lasse jamais de l'élégance de leur démarche et de leurs poses.

Ses cornes au soleil dessinent un accroche-coeur sur son dos. 




Je me plaignais de ne voir aucun chamois. Maintenant j'en vois partout.

J'ai repéré cette mère et son petit car ils se détachaient sur un fond plus sombre.

Si j'abaisse le regard, j'en vois d'autres.


et encore d'autres.



Mais la robe brune des chamois n'est pas facile à distinguer sur fond de rochers et de prairies. Peut-être en verrez-vous plus que moi en cliquant sur la photo.



Sans cette vigie bien visible sur fond de mélèze, je n'aurais pas vu la joyeuse bande qu'elle surveille avec une copine.



 Voici assurément un petit mâle. Son attitude suffirait à le faire croire ;  la crinière déjà hérissée ôte le doute.

 

 Il cavale derrière sa maman, suivi par une petite femelle de son âge.


En fait, la troupe est plus nombreuse que je ne le voyais au début.


Une femelle dominante trace la voie, prend des poses aussi impériales que les mâles. 


Mais, c'est une femelle. Elle ne se complaît pas dans la beauté du geste pour le geste : elle n'oublie pas les petits et surveille que tout le monde suit. Si l'écart se creuse trop, on attend les retardataires.



Puis, les voilà disparus. Je continue ma montée car je n'ai encore jamais grimpé jusqu'au fond du vallon que barre les montagnes, avec notamment, sur ma droite, la Cime du Diable. Des cairns balisent de loin en loin un itinéraire qui semble se diriger au milieu des éboulis vers un col. Je les suis.

En levant les yeux pour mesurer la distance qui me reste à parcourir, j'aperçois un rouge-queue.





Juste à côté, encore une tête de chamois qui me regarde en me prenant de haut. Sans mon rouge-queue, je ne l'aurais pas vue.


 C'est une maman qui rumine, son petit endormi contre elle. On le devine à peine.


Sa bouche est un peu tordue car, pour ruminer, elle fait glisser ses mâchoires l'une sur l'autre, de droite à gauche et vice versa. 


Je suis désolé de rompre cette tranquillité mais je ne peux m'éloigner d'eux pour continuer à monter. Alors qu'ils sont à nouveau dissimulés par les rochers, la maman estime que je suis, malgré tout, trop près. Bizarrement, elle se sauve dans ma direction. Nous nous faisons mutuellement peur. Je déclenche machinalement ; la 1ère photo est  à peu près cadrée, pas la deuxième car geste de recul m'a fait lui  couper la tête : elle était vraiment  trop proche.



Elle se calme vite....



....puis récupère son petit,


...qui n'est vraiment pas conscient du danger,



....alors elle décide de le forcer à s'éloigner en piquant un galop. Toujours aussi bizarrement, elle ne s'éloigne pas de moi mais passe juste au-dessus.





Son petit n'est pas pressé. Le nouveau spectacle que je lui offre n'a pas fini de l'intriguer.


....mais sa mère continue de galoper,


....alors il s'y met avec conviction.




On s'arrête pour se rassurer mutuellement.


Un dernier regard : non, je n'ai pas bougé.



Alors on peut continuer paisiblement sa route pour rejoindre le reste de la harde. Ainsi s'explique la curieuse orientation de la fuite de ces deux-là : ils rejoignaient le groupe.


A la crête, on les attend. Ils mettent un dernier coup de collier pour manifester leur bonne volonté, comme s'ils s'excusaient de leur retard..



Puis, tout ce petit monde disparaît de l'autre côté de la crête. En fait, ce n'est pas moi qui ai dû les faire fuir. Ils devaient, de toute façon, abandonner leur promontoire pour rejoindre toute la harde. Je m'explique mieux leur comportement qui me semblait bizarre dans l'hypothèse où j'aurais été la cause de leur dérangement.

Je  ne fais plus d'autres rencontres jusqu'au sommet de la cime des Verrariers (2567m) sauf cet oiseau de proie qui tourne un moment au dessus de moi.


Un petit abri est ménagé au sommet. Pour l'atteindre, il faut mettre un peu les mains, mais sans la moindre escalade. Seul danger, l'herbe glissante.

C'est un petit sommet sans prétention, guère moins haut que la Cime du Diable (100m), d'où l'on a une vue circulaire sauf en direction, bien sûr, de la montagne diabolique.



Les lacs qui entourent le Refuge des Merveilles. 

Pas la cohue habituelle autour du refuge : il est fermé depuis la veille.

Le petit vallon où j'ai vu tous les chamois.

J'ai 1000 m à redescendre et le soleil est déjà bien bas dans le ciel. Il faut rentrer, quoi qu'il m'en coûte.

En redescendant, je croise ces oiseaux qui se réchauffent aux derniers rayons.



Puis, arrivé dans mon vallon, je fais un petit détour pour traverser une étroite prairie où, en juin de l'année dernière, j'avais vu plusieurs marmottes peu farouches. C'est vrai, je n'ai pas encore pas vu de marmottes cepuis ce matin, à part entendu quelques cris, mais bien rares. Cela me manque.

Pas de marmottes mais,( enfin !) deux mâles dont la crinière s'illumine des rayons horizontaux du soleil.




En fait, ils ne sont pas seuls. Une femelle broute paisiblement à une vingtaine de mètres d'eux. Je retrouve ainsi l'exacte disposition rencontrée en janvier de cette année : 2 mâles qui prennent la pose dès qu'ils me voient et, non loin, une femelle apparemment indifférente qui finit par me remarquer, pour se remettre à brouter sans plus de façon, dans son coin.




Puis, sans que rien ne le laisse supposer, ils se mettent à courir à toute allure l'un derrière l'autre.


Le démarrage est si brusque que je le loupe complètement.






Puis ils disparaissent au grand dam de la demoiselle qui va voir ce qu'il en est.


Mais ces grands fous reviennent déjà. Ce n'est pas la peur qui les a fait détaler  mais l'envie de se mesurer. Les grandes courses (j'en ai déjà vu d'autres, tout aussi gratuites) sont une des manifestations du rut.



Ils disparaissent à nouveau. Notre femelle commence à les rejoindre au petit trot, puis elle semble paniquer de se retrouver seule et se lance dans un galop à fond de train.





Exit tout le monde.

Je continue ma descente dans l'ombre qui épaissit. Dans le petit vallon de ma 1ère photo, il y a maintenant 5 ou 6 chamois qui me laissent passer sans bouger ; puis j'atteins la forêt qui grouille d'animaux que je vois à peine, mon appareil étant plus performant que mes yeux.









Je me revois le matin au moment de partir. C'est volontairement et non par oubli que j'ai, après réflexion, décidé de ne pas prendre ma lampe frontale, pensant être rentré avant le coucher du soleil.

Quelle stupide économie d'un poids ridicule. La lune, au tout début de son 1er quartier ne peut être d'aucun secours et je suis obligé de descendre dans une nuit de plus en plus noire. 



Je devine bien la trace plus claire du chemin  mais ne voit pas le relief. Facile au début, il est, ensuite, une succession de blocs de pierres. Est-elle plate, basculée à droite ou à gauche, ou bien branlante sur son socle ? Je progresse à tâtons. Finalement cela s'est bien passé ; je ne suis tombé que 3 fois sur les fesses. Peu agréable et rageant mais pas dangereux.  C'est juré, je prendrai toujours ma frontale.

Arrivé à ma voiture à 20h, j'estime avoir bien mérité une bonne bière. Je fais un petit crochet par le centre de Belvédère que la route normale ignore,  bien que persuadé qu'à cette heure tardive, le Café des Tilleuls sera fermé.

Bien m'en a pris. C'est la fête au village. Le café des Tilleuls organise périodiquement des soirées musicales et je suis tombé juste sur le bon jour.




Confortablement attablé devant un tartare/frites et son pichet de vin, j'ai passé une joyeuse soirée. Du bruit, de la musique, des humains, ce n'est finalement pas mal après une journée de silence animal.

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Même les couacs sont sympathiques.

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2 commentaires:

  1. Ma 78e année de vie et les pénibles dorso-lombalgies permanentes ne me permettent pas ( plus en fait) de vagabonder aussi harmonieusement que vous dans de tels paysages. Vous lire et regarder vos photos est un enchantement … générateur de regrets de tout ce que je ne peux plus faire désormais.
    Merci, simplement, et au plaisir de vous relire.
    Gabriel, de Verdun / Meuse

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  2. Quelles magnifiques photos et notamment celle du chamois que tu as "anticipé" ..

    Par contre nous allons te greffer une lampe frontale pour éviter d'avoir à te retrouver parmi tes chamois adorés .. j'en discuterai avec qui de droit ..
    Nath dit Rafnac

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