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lundi 7 novembre 2011

Paris 1937. L'Exposition universelle. Annexe Séville

L'Exposition universelle de 1992, dont j'ai parlé dans ma précédente chronique,  n'était pas la 1ère grande exposition organisée à Séville. En mai-juin 1929, dans l'euphorie économique qui précéda le fameux jeudi noir d'octobre de la même année, s'est tenue l'Exposition ibéro-américaine qui tentait déjà de réactiver les relations entre l'Espagne et ses anciennes colonies d'Amérique depuis la ville où Christophe Colomb se retira après ses voyages transatlantiques et fut enterré.

Cette Exposition est unique en son genre car elle fut conçue comme une opération d'urbanisme volontariste, dotant la ville d'un tout nouveau quartier périphérique fait de palais et de monuments de prestige. Rien à voir avec les opérations habituelles qui mêlaient quelques monuments durables et des pavillons de carton-pâte promis à la démolition. Lorsqu'ils ont été conservés, c'est pour constituer des parcs d'attraction aussi enthousiasmants que des Disneylands de la technique du passé. 

A Séville, une trentaine de pavillons ont été construits autour du Jardin Maria-Luisa. Ils existent toujours et abritent des administrations ou des écoles.

Le quartier s'organise autour de l'immense Plaza de Espana.

Wikipedia commons









Autour de cet ensemble grandiloquent transformé en terrain de jeu, le vaste parc Maria-Luisa et les pavillons, sortes de petits hôtels particuliers nichés dans une verdure exubérante. 


Monument au poète sévillan Adolfo Becquer. Je ne résiste pas au plaisir de citer son vrai nom :
Gustavo Adolfo Domínguez de la Bastida Insauti Vargas Bécquer Bausá
Le monument s'enroule autour d'un arbre (à gauche le buste du poète et son piédestal).
J'ai toujours aimé, même si cela peut paraître un peu kitch, ces statues qui jouent avec la nature,
soit directement comme ici, soit plus subtilement, lorsque la figure émerge insensiblement d'un bloc de marbre qui semble à peine sorti de la carrière (comme les statues du Bernin)







Séville ne se résume naturellement pas à ce quartier un peu fabriqué mais charmant. La ville a gardé de nombreux vestiges de la présence musulmane et elle juxtapose d'étroites ruelles médiévales et de larges avenues aux couleurs criardes.

Le Guadalquivir

Deux des monuments almodavides de Séville : à gauche, la Torre del Oro et au loin, la Giralda, ancien minaret de la mosquée, aujourd'hui cathédrale ; 2 monuments du XIIème siècle.







Ci-dessous, l'Alcazar pratiquement dans l'état que connut Christophe Colomb.






Toutes les photos ont été prises (à l'exception de la 1ère empruntée à Wikipedia) lors de ma visite de l'Exposition de 1992. 

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